20 ans du CAPES : allocution du parrain Dr. Elie Justin OUEDRAOGO, Naaba Baogo de Gourcy

Dr. Elie Justin Ouédraogo n’a pas manqué de rendre un vibrant hommage à Dr. Pierre Claver Damiba, ancien ministre et Premier président de la BOAD. « Vous avez impacté les différentes politiques de notre pays », a-t-il indiqué.

« L’importance du CAPES dans le dispositif de développement de notre pays ne fait l’ombre d’aucun doute. Nous ne doutons pas que cette halte des vingt ans du CAPES sera mise à profit pour encrer davantage ses missions et donner plus de présence à ses conclusions. De toutes les façons, membre de l’ACBF, qui a fait ses preuves ailleurs sur le contient, dire que le CAPES a de belles perspectives d’avenir c’est bien ouvrir une porte qui n’est pas fermée. Même si cela invite les animateurs actuels à davantage mouiller le maillot. Vive le CAPES, et joyeux anniversaire ». A ajouté le Parrain.

Néanmoins, Dr. Elie Justin Ouédraogo n’a pas manqué de s’interroger : « avec les résultats positifs que le CAPES à engranger, à l’heure du bilan, quel avenir, quel devenir pour le CAPES alors que le Burkina Faso est en proie à des difficultés ?». Selon lui, le CAPES doit s’engager pour les prochaines années, à affirmer la nécessité du changement de paradigme.

Evaluation des impacts socioéconomiques des investissements réalisés à l’occasion des célébrations tournantes du 11 Décembre

L’organisation à Ouagadougou, l’absence d’acteurs importants des régions dans le CNO, l’insuffisante implication des autres provinces dans l’organisation de la fête nationale, la faiblesse du budget alloué au CRO et la mise à disposition tardive des fonds, l’insuffisance dans la désignation des responsables de certaines commissions et l’insuffisante implication des Organisations de la Société Civile (OSC).

Au niveau de l’efficience, plusieurs facteurs favorables, sources d’efficience, ont été recensés lors de l’organisation du 11 Décembre. Il s’agit notamment, des modes de passation des marchés qui privilégient les appels d’offres ouverts, les facilités mises en place pour les autorisations de construire. Quant aux facteurs d’inefficience, ce sont la faible implication des directions régionales dans le suivi de l’exécution des infrastructures, l’existence de deux comités d’organisation (CNO et CRO) avec des redondances dans les attributions, le non-respect des délais d’exécution, la faiblesse de la coordination entre les acteurs, entraînant la reprise ou la détérioration de certains travaux.

Au niveau des effets et impacts de l’organisation tournante du 11 Décembre, entre 53% et 88% des enquêtés selon les domaines, estiment que l’organisation tournante du 11 décembre a permis d’améliorer (i) le sentiment de fierté nationale et la cohésion sociale, (ii) l’attractivité des régions, (iii) la mobilité urbaine, (iv) l’hébergement, (v) la sécurité, (vi) l’eau potable et l’assainissement, ainsi que (vii) l’accès à l’énergie et à (viii) l’emploi.

Les effets semblent plus mitigés concernant l’accès à l’électricité, les activités culturelles et la création de revenus, avec respectivement 49,71%, 16,8% et 21,9% des enquêtés estimant qu’ils ont augmenté.

Dans l’ensemble, les effets apparaissent plus faibles dans les premières régions ayant organisé la célébration du 11 Décembre à savoir, Fada N’Gourma, Ouahigouya et Bobo-Dioulasso. Aussi, les régions connaissant les faibles améliorations en matière de sentiment d’appartenance à la nation sont celles ayant connu quelques incompréhensions liées à la répartition des infrastructures.

20 ans du CAPES : le capes reconnaissant

Ce jeudi 19 mai 2022 après avoir déclaré ouvert le colloque du CAPES, le premier ministre, chef du gouvernement Albert Ouédraogo a salué le mérite des anciens Directeurs Exécutifs du CAPES. Ils étaient trois à se voir décerner un certificat de reconnaissance signé des mains du Président du Faso, chef de l’Etat, le Lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo DAMIBA quiN par ce geste traduit la reconnaissance de la nation à ses fils.

Ainsi, Dr Justin Elie OUEDRAOGO, Dr. Basga Emile DIALLA et le Pr. Pato Daniel KABORE ont reçu chacun un certificat de reconnaissance et un Trophée ; la preuve que les récipiendaires sont des hommes qui ont façonné une institution au point d’en faire un label d’excellence au regard objectif et surtout prospectif. Le CAPES, c’est cette capacité à transcender les clivages et à livrer des résultats objectifs sur les attentes.